Réponse de Bernard
Hamon
Chère Madame,
Nous n'avons qu'une seule lettre de Sand qui répond à
Considérant et cette lettre est tardive : 5 novembre 1869 (tome
21 de la Correspondance de George Sand éditée
par Georges Lubin). Le ton familier de la lettre montre qu'ils se
connaissaient depuis longtemps, probablement depuis les années
35-40. La seule trace, à ma connaissance, d'une rencontre est
celle d'un dîner chez Richard Monklon-Milnes le 4 mai 1848 en
compagnie entre autres de Mérimée, Vigny et Tocqueville.
Elle publia dans la Démocratie pacifique le 1er novembre 1848
une mise au point sur ses rapports avec le futur Napoléon III
alors candidat à la présidence de la République.
Sans doute avait-elle de la sympathie pour l'homme mais elle regardait
avec beaucoup de méfiance les théories fouriéristes
qu'il défendait. Mais elle se sentait du même camp (voir
la lettre à Emile Aucante du 10 janvier 1851, Corr.T.X).
Considérant a bien proposé à la Commission chargée
après les élections de 1848 d'élaborer la nouvelle
Constitution d'y donner le droit de vote à une fraction au
moins des femmes. Cependant nous ne pensons pas que George Sand y
était nommément désignée.