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Notre amie Jeannine Tauveron, vice-présidente de l'association depuis 1985, nous a quittés. Georges Lubin l'avait sollicitée pour faire introduire la musique dans l'association, et elle entra au Conseil en 1980. Elle invita alors nos adhérents au récital de piano romantique qu'elle organisait chaque année dans les salons privés du lycée Condorcet. Il nous sera permis de profiter dix ans de suite de ces "concerts aux chandelles", animés par les meilleurs interprètes des Jeunesses Musicales de France.
Discours d’hommages
et de remerciements à Jeannine Tauveron
Par Jérôme GAUMET,
Maire de Pionsat
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C’est avec une émotion, profonde et vive, que
j’adresse ici au nom des habitants de Pionsat, et sans doute de beaucoup d’auvergnats,
un dernier au revoir à Jeannine Tauveron.
Jeannine était une gestionnaire de profession,
passionnée par la jeunesse, la musique
et le château de Pionsat.
Sans chercher à
être exhaustif, rappelons que sa carrière professionnelle s’est déroulée au
sein de l’ Education Nationale. Passant d’une région
à une autre, de Montluçon au Lycée Condorcet à Paris, au gré de son évolution professionnelle
qui fut d’une ascendance constante, guidée par une ferme volonté d’être utile
et de contribuer à l’Education des jeunes et à leur épanouissement.
Rapidement sa passion
pour les jeunes rencontra celle de
En 1980, elle fit le
lien avec sa troisième passion : le Château de Pionsat - où elle vit le
jour - en fondant le festival de musique « Les Fêtes musicales du château
de Pionsat » dont elle fut pendant un peu plus de 30 ans l’incontestable
directrice artistique. Son engagement la porta aussi à devenir présidente de
l’association des Amis du Château de Pionsat ces dernières années.
Le développement des Fêtes musicales du
château de Pionsat doit tout à Jeannine, tant pour ses connaissances musicales,
son entregent dans le domaine culturel que pour sa culture artistique au sens
large qui en faisait une personnalité à part et reconnue dans notre région.
D’ailleurs, je rappelle que Jeannine était aussi secrétaire de
Grâce à elle, notre château accueille chaque
année des artistes de grand talent et souvent de renommée internationale comme
Jean-Philippe Collard, Jean-Marc Luisada ou Racha Arodaky… Ce festival est une
chance considérable pour notre territoire rural ; le vecteur d’une image d’ouverture et d’une certaine forme « d’élégance ».
Ce festival connaît un succès qui ne se
dément pas et a fait l’objet d’une reconnaissance de qualité pour son 25eme
anniversaire quand le ministre de la Culture nous a fait l’immense honneur de
placer le programme 2004 sous son haut patronage. Rappelons aussi - et Jeannine
y tenait beaucoup - que les Fêtes musicales du château de Pionsat font partie
avec le festival de La Chaise-Dieu, pour l’Auvergne, de la Fédération des
festivals internationaux de musique « France festival ».
Les raisons du succès des Fêtes musicales du
château de Pionsat sont à rechercher dans le fait que Jeannine a su trouver une
formule qui allie excellence musicale, convivialité et découverte. Jeannine
faisait partie des gens que l’on pourrait qualifier de « cicerone culturel ».
Quelqu’un qui vous prend la main pour vous faire découvrir de nouveaux horizons
ou de nouveaux univers musicaux toujours plus « intrigants ».
Quelqu’un qui fait le lien entre le profane et l’éclairé.
Son compagnonnage avec l’association Chemin
de musique s’inscrit dans cette démarche et y trouve sens autant qu’il y fait
sens.
Jeannine était quelqu’un de passionné et de
persévérante, qui savait imposer sa frêle personne par un réel sens politique
et une grande courtoisie. Elle était Officier des palmes académiques, avait
reçu la médaille de vermeil de la ville de Paris et depuis 2007 était nommée au grade de Chevalier des Arts et Lettres.
C’est donc un être
précieux et rare qui nous quitte. Une amie dont nous garderons le souvenir des
moments partagés, des joies éprouvées, des peines supportées et des espérances
nourries.
« Le souvenir
est le parfum de l’âme », disait George Sand. Aussi, à l’heure de ce
suprême adieu, nous nous souvenons combien Jeannine a cherché à élever nos âmes
et savons que sa pensée continuera à nous envelopper.
Chère Jeannine, je
vous apporte ici le témoignage d’un regret douloureux et l’hommage collectif d’une
profonde et juste reconnaissance.
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